La cérémonie du café ou du thé est un moment de détente que beaucoup chérit. Prolonger le temps, savourer le parfum exquis de l’arôme du café ou de sa tasse de thé et finir par se délecter d’une intense boisson apaisante ou revigorante. Un tel instant de bonheur ne peut exister sans investissement. Pour vivre et revivre ce bonheur autant de fois que l’on désire, il convient de ce fait de choisir une « sebertaya », ou ancien réchaud oriental en cuivre propice à ses aspirations gustatives et souvenirs nostalgiques. Bien entendu, il faudra également choisir les bonnes théières et cafetières typiquement orientales.
C’est un objet survivant du temps de grand-mère voire du temps de nos arrières grand-mères. La sebertaya en cuivre servait généralement à préparer son café et faire son thé, oisivement installé sur son canapé, ou à même le sol, accroupi devant sa « tablia », table basse ronde, sur laquelle est posée majestueusement la serbertaya scintillant malgré la pénombre tissée par les persiennes calfeutrées de la chambre. Alliant esthétique et pratique, elle a toujours été un ustensile de cuisine incontournable. Il en était de même pour sa consœur de plus grande taille, le « wabour al gaz », sorte d’ancien réchaud à gaz utilisé pour la cuisson des aliments. Avoir une sebertaya ou un wabour al gaz oriental équivaut à voyager dans le temps. Le raffinement, l’exotisme et l’esthétisme de ce type d’objets ne peuvent que nous transporter dans un tout autre monde. Pour leur allure, les serbertaya et wabour sont en effet très convoités par ceux qui ont l’esprit aventurier. Vous pouvez les acheter pour utilisation ou comme décor. L’importance de ce type de réchaud n’en reste cependant pas à son esthétisme. Ces anciens réchauds orientaux nous avantagent par leur facilité d’entretien et de port. Ils sont particulièrement intéressants pour les voyageurs qui souhaitent les utiliser partout dans le monde.
La sebertaya et le wabour tiennent souvent leur particularité du matériau dans lequel ils sont faits : le cuivre. La serbetaya et le wabour sont souvent munis de trois ou quatre bras. Le robinet de réglage est facile à actionner, permettant une dispersion uniforme de la chaleur.
Les réparateurs de wabour el gaz et de sebertaya se font très rares aujourd’hui en Egypte. Les sebertaya et wabour al gaz comptaient auparavant parmi les ustensiles culinaires indispensables au futur couple. Les mamans veillaient à en acheter deux ou trois à leurs filles qui se préparent au mariage. Polyvalents, ces anciens réchauds orientaux servaient à la confection du thé ou du café, la cuisson de délicieux plats ou simplement au chauffage, faute de radiateurs électriques coûteux ou de chauffage infrarouge halogène. « Autrefois, réparer les wabour al gaz et les sebertayas apportaient de bons frics », déplore cet homme septuagénaire qui tient un modeste atelier de réparation de ces vétustes réchauds devenus aujourd’hui des pièces antiques convoitées pour leur belle allure cuivrée. « J’ai exercé ce métier pendant plus d’un demi siècle », confie l’homme dénommé Talaat dont les mains ridées tachetées de noir tenaient avec beaucoup de tact le robinet bloqué de l’engin. Du haut de ses 73 ans, Talaat raconte qu’il a un faible pour les objets antiques et vétustes, montrant sa fierté d’avoir élevé ses enfants grâce à ce métier qu’il a hérité de son père. Par le passé, les familles riches cherchaient les réparateurs des wabours al gaz et les interpellaient même à domicile. « C’était un élément essentiel dans toutes les maisons », dit-il en se rappelant ses débuts heureux, il y a de cela plus de quarante ans. « J’entretenais un atelier et aux environs, il y avait 15 réparateurs qui s’y étaient installés », se souvient Talaat, avant d’ajouter qu’un bon artisan scrupuleux devrait conseiller son client d’utiliser le gaz blanc et non d’autres types de carburant qui abîme vite ce genre de réchauds orientaux.
La lampe à huile ou lampe Carcel, des merveilles pour son intérieur !
Cette lampe à huile, mise au point par Carcel en 1800, d’où elle tient son nom « Lampe Carcel », comportait une pompe aspirante-refoulante actionnée par un mécanisme d’horlogerie, qui assurait l’alimentation constante de la mèche. Ces lampes, très coûteuses, étaient réservées à une clientèle particulièrement aisée. Une lampe à huile ancienne éclaire aussi bien qu’une bougie, mais elle a en outre l’avantage de résister aux coups de vent et, l’été, de ne pas attirer les moustiques comme une lumière plus vive le ferait. De plus, c’est un objet très esthétique à avoir dans son intérieur, qui reproduit de nos jours la luminosité dorée des lampes à l’huile utilisées par les Romains de l’Antiquité. Pour trouver ses merveilles, il faut dénicher en brocante, dans les foires, les souks populaires ou dans les magasins de vieilleries, dans la rue Moez par exemple ou à Khan Al-Khalili.